De nombreuses activités rentables ferment faute de trésorerie. Le problème n’est pas toujours le chiffre d’affaires, mais le décalage entre encaissements et décaissements. Dès le lancement, vous devez piloter votre cash avec un tableau prévisionnel simple.
Le modèle minimum tient sur trois blocs :
- trésorerie de départ
- encaissements prévus par semaine
- dépenses fixes et variables par semaine
Commencez par recenser vos charges incompressibles : logiciels et abonnements, assurances, comptabilité, frais bancaires, marketing minimum. Ajoutez ensuite les dépenses variables liées à la production.
Côté revenus, restez prudent : inscrivez uniquement les ventes probables avec date d’encaissement réaliste. Une facture envoyée n’est pas du cash disponible.
Suivi recommandé : horizon glissant de 13 semaines, mise à jour hebdomadaire, alerte si trésorerie projetée passe sous 2 mois de charges fixes.
Trois actions de sécurité immédiates :
- Négocier des acomptes (30 % à 50 %) sur les prestations
- Réduire les délais de paiement clients
- Prioriser les dépenses qui génèrent directement du revenu
Exemple : Charges fixes mensuelles 1 500 EUR, trésorerie actuelle 4 500 EUR = runway 3 mois. Si vos encaissements sont incertains, votre priorité est d’accélérer la vente et de sécuriser les paiements.
Piloter la trésorerie n’est pas un exercice comptable secondaire. C’est un système de survie et de croissance.
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